Pot de terre contre pot de fer
Imaginez une petit coin de verdure, encore vierge, entre route de campagne, forêt domaniale, chevaux, et étangs. Là, quelques maisons encore protégées de l'urbanisme à tout crin vivent paisiblement au gré des visites de chevreuils, des faisans, et des touristes qui aiment à s'arrêter en chemin vers la Bretagne, les châteaux ou les vins de Loire: c'est l'un des rares havres de paix encore préservé à 1h15 de train de Paris.

Le village voisin s'appelle Saint Brice, c'est en Mayenne sud, dite angevine, douce et bucolique.
Ceci est un feuilleton, réel et dramatique, qui témoigne de la société dans laquelle nous vivons, où le profit et la destruction prévalent sur l'environnement et les hommes; où les multinationales écrasent les particuliers .
Mais arrêtons-nous d'abord sur cette petite route, fin lacet qui traverse la forêt de Bellebranche, le long des champs où galopent tranquilles les chevaux du haras voisin, entre coquelicots et marguerites. Il fait doux en ce dimanche de Mai, les chiens gambadent devant nous, une buse plane au-dessus de nos têtes à la recherche de quelque mulot distrait, la brise fait danser les fleurs des champs.
Nous croisons quelques promeneurs venus de Sablé, la ville la plus proche, des enfants rient autour d'une table de pique-nique, des joggeurs courent sans forcer, et nos enfants s'amusent dans les jeux de lumière des arbres et des champs.
Ce qui se passe chez vous existe probablement aussi ailleurs, et au-delà de votre propre problème, cela touche l'écologie de la planète. Sans faire de politique mais en étant pleinement responsable, chacun, et conscient que ce qui nous touche ici touche l'universel, et ce qui arrive à l'autre bout de la terre nous concerne aussi. Je crois que c'est une prise de conscience essentielle. Le problème étant que la plupart du temps on ne bouge que lorsqu'on se sent personnellement concerné...
Je continue à vous appuyer, mon blog en est le reflet.
bien à vous et bon courage,
Isabelle